Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop longtemps. Le long de mes côtes je tâte l'enfer, mes formes ont disparu laissant une rage immense me consumer, je n'ai plus l'air humaine, juste une âme errante. Affamée.
Fille du vent prend l'air du temps. Remonte et descend le courant. Suspend l'instant, suicide latent. Bonsoir, les anges insolents
. Et
là.